Air France va supprimer des lignes

Le PDG de la compagnie aérienne Air France a annoncé hier que de nouvelles suppressions de lignes long-courriers étaient envisageables faute d’accords avec le personnel navigant cet automne. Une position dénoncée par les syndicats dans une rare unanimité. La compagnie nationale française devra fermer davantage de lignes long-courrier à l’automne 2015 faute d’accord avec les syndicats du personnel navigant qui permettrait d’atteindre les 80% de liaisons rentables, a averti Frédéric Gagey lors d’une audition devant l’Assemblée nationale le 15 juillet 2015. « Que faire d’autre? S’il s’avère à l’automne 2015 que nous devons considérer que nos écarts de coûts sont pérennes et que nous ne serons jamais, sinon comparables, au moins suffisamment proches pour être dans un état de compétition satisfaisant vis-à-vis de nos concurrents, et bien oui, nous devrons engager pour atteindre le passage de 50% à 80% de lignes long courrier rentables, des restrictions sur notre réseau long courrier », a expliqué le dirigeant. Avant d’affirmer que « ce n’est pas le choix du management et je ne peux imaginer que ce soit le choix des salariés », alors qu’Air France a déjà annoncé la suppression de sa liaison entre l’aéroport de Paris-CDG et Kuala Lumpur et des réductions de fréquence vers le Brésil (Rio de Janeiro et Brasilia), le Japon (Tokyo et Osaka) ou la Russie (Moscou) au début de la prochaine saison hivernale. Le réseau long-courrier ne sera pas le seul à souffrir d’ailleurs : les lignes non-rentables vers Stavanger, Vérone et Vigo seront également suspendues. Une nouvelle dégradation de la recette unitaire de la compagnie du groupe Air France-KLM avait déclenché le mois dernier l’annonce de nouvelles mesures afin d’économiser rapidement environ 80 millions d’euros en année pleine (le plan Perform 2020 prévoit au total des économies de 1,1 milliard d’euros). Les achats généraux, billets GP et autres « dépenses extérieures » feront l’objet d’une remise en cause chez Air France, qui étudie aussi la possibilité de retarder les livraisons des nouveaux avions long-courriers, les 18 Airbus A350-900 attendus à partir de l’année prochaine ainsi que les douze Boeing 787-9 Dreamliner. Un troisième A340 pourrait en outre quitter la flotte plus rapidement que prévu. M. Gagey a rappelé aux députés hier qu’Air France visait pour 2014 un bénéfice d’exploitation de 140 millions d’euros – objectif raté après une grève de deux semaines des pilotes. La compagnie de l’alliance SkyTeam fera fin septembre le point sur les négociations avec les syndicats. Mais la déclaration d’hier ne leur a pas plu : dans une unité rarement affichée, neuf organisations ont publié hier un communiqué commun. Intitulé « Les représentants des salariés unis pour la défense d’Air France », le texte explique que « l’ensemble des organisations syndicales d’Air France prend acte des annonces récentes de la direction de la compagnie et dénonce unanimement la stratégie d’attrition envisagée. L’Etat, actionnaire principal, ne saurait entériner une diminution brutale de l’activité qui à terme signera la fin de l’histoire d’Air France dont il est comptable vis-à-vis des Français. Au travers de nombreux rapports qu’il a lui-même commandés, le Gouvernement est conscient des dangers qui pèsent sur le Transport Aérien Français mais refuse à ce jour de prendre ses responsabilités. Air France peut disparaître, non pas à cause des conditions sociales de ses salariés qui ont montré leur implication par des années d’efforts, mais du fait des choix malheureux de ses dirigeants et des arbitrages du Gouvernement qui compromettent la viabilité de la compagnie. Nos organisations rappellent que l’investissement est indispensable à la modernisation de la flotte, au maintien d’emplois pérennes et de qualité en France, et pour donner un avenir à notre compagnie. Des milliers d’emplois sont en jeu. Nos organisations, unies, ne resteront pas spectatrices du démantèlement du pavillon français » (signé par ordre alphabétique par Alter, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO Air France, SNPL Air France ALPA, SNGAF, SNPNAC, SNPNC, SPAF, Sud Aérien, UNAC, UNSA et UNSA-PNC).

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Emirates atterrit à Doha

La compagnie aérienne Emirates Airlines effectue aujourd’hui un vol unique en Airbus A380 entre Dubaï et Doha, en plus de celui prévu vers Manama. Ce 16 juillet 2015, le superjumbo de la compagnie des Emirats Arabes Unis devait décoller de l’aéroport de Dubaï à 7h35 pour arriver à 8h15, et repartir de Doha-Hamad International à 9h45 pour se poser à 11h45 (durée de vol moyenne 75 minutes). Emirates Airlines opère six autres vols quotidiens en Boeing 777-300 ou 777-300ER sur cet axe, en concurrence avec la low cost Flydubai et avec Qatar Airways. Rappelons que cette dernière déploiera vers Dubaï un A350-900 tous les jours à partir du 2 aout. L’A380, a priori en configuration régionale avec 14 passagers en Première, 76 en classe Affaires et 417 en Economie, partira ensuite ce soir en direction du Bahreïn, ce vol également unique devant décoller de Dubaï à 20h55 pour arriver à 21h10, et repartir de Manama à 22h25 pour atterrir le lendemain à 1h15 (durée de vol 70 minutes). En concurrence avec Flydubai, Gulf Air et Cathay Pacific, Emirates Airlines déploie d’habitude des A330-200 et 777-300 quatre fois par jour entre les deux villes.

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I believe I can fly

Je suis tombé très tôt dans la marmite des avions de chasse. Ca a commencé alors que j’avais à peine six ans. Mes copains rêvaient de Majorette (les petites voitures, pas les filles aux bâtons ; ça, c’est venu plus tard). Ils en avaient des caisses (des boîtes de rangement, pas des voitures). Mais, pour ma part, c’était les avions de chasse. Toutes les étagères de ma chambre étaient couvertes de maquettes. Je ne sortais jamais sans en avoir au moins une avec moi. Et quand mes amis m’invitaient à jouer avec leurs petites voitures, je les regardais comme s’ils avaient un grain avant de m’en aller de mon côté vivre mes duels aériens imaginaires. Avec le recul, j’avais quelques problèmes de sociabilisation, à l’époque. :’) Depuis, je suis devenu un grand garçon, mais cette passion aérienne n’a pas changé. C’est mon fiston qui joue désormais avec mes chers avions, mais je crois que ça me fait autant plaisir à moi qu’à lui lorsque je lui offre une maquette à construire ensemble ! Il fallait donc bien qu’un jour, je découvre ce qu’on ressent à bord d’un véritable avion de chasse. Et c’est ce que j’ai fait récemment, à l’occasion d’un incroyable vol en Mig. Ca faisait si longtemps que j’y pensais que j’étais à moitié persuadé que le vol ne serait pas à la hauteur. Que j’allais descendre de l’appareil et me dire que j’avais trop fantasmé le truc. Mais la réalité a dépassé mes rêves. On peut même dire que lorsque nous sommes revenus à l’aéroport, j’étais le plus heureux des hommes. La partie acrobatique s’est avérée être à la fois effrayante et renversante. A certains moments, je dois bien admettre que j’ai dû lutter pour ne pas céder à la panique. C’était d’une violence inouie. Mais malgré tout, j’ai adoré ces sensations. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi ça a été un calvaire pour trouver sur internet des retours d’expérience sur de tels vols. Avec le recul, il n’y a pas de mots pour décrire ce que j’ai vécu. Mais il fallait tout de même que j’écrive quelques mots sur le sujet : j’ai volé dans un MiG29, bon sang ! Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience incroyable de vol en MiG-29.

vol en mig

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Les compagnies US prêtent à atterrir à Cuba

Huit compagnies aériennes américaines ont détaillé les routes qu’elles espèrent obtenir entre les Etats-Unis et Cuba, suite à l’accord de libéralisation du ciel signé entre les deux pays le mois dernier. L’accord bilatéral permet la mis en place de 110 vols quotidiens, dont vingt vers l’aéroport de la capitale La Havane-Jose Marti et dix pour chacun des autres aéroports internationaux de l’île. Si ce quota n’est pas encore rempli, de nombreuses demandes d’autorisation ont été rendues publiques, et sont rassemblées par USA Today dans son édition du 2 mars 2016 : Alaska Airlines : 2 vols par jour entre Los Angeles et La Havane American Airlines : vers La Havane, dix vols par jour depuis Miami, et un vol par jour depuis Charlotte, Dallas-Fort Worth, Los Angeles (plus une deuxième rotation le dimanche) et Chicago. Vers les autres villes, elle souhaite deux vols par jour entre Miami et Santa Clara, Holguin et Varadero, et un par jour entre Miami et Camaguey et Cienfuegos. Delta Air Lines : vers La Havane, deux vols par jour depuis Atlanta et New York-JFK, et un par jour depuis Miami et Orlando. Frontier Airlines : vers La Havane, trois vols par jour depuis Miami et un depuis Denver. Vers les autres villes cubaines, un vol quotidien entre Miami et Santiago, quatre vols par semaine entre Miami et Camaguey et trois vols par semaine entre Miami et Santa Clara, plus des vols le samedi reliant Chicago et Philadelphie à Varadero. JetBlue Airways : vers La Havane, quatre vols par jour depuis Fort Lauderdale, deux depuis Tampa, Orlando, New York-JFK et un vol par jour depuis Boston et Newark. Elle souhaite aussi un vol par jour entre Fort Lauderdale et Camaguey, Holguin et Santa Clara. Silver Airways : vers La Havane, deux vols par jour depuis Palm Beach, un depuis Fort Myers et Fort Lauderdale, et cinq vols par semaine depuis Key West plus deux par semaine depuis Jacksonville. Elle voudrait aussi opérer depuis sa base de Fort Lauderdale (où elle opère un flotte de cinq Saab 340) un vol par jour vers Holguin, Santiago et Santa Clara, cinq vols par semaine vers Camaguey, quatre vers Varadero, trois vers Cayo Cocos et Manzanillio, deux vers Cienfuegos et un vers Cayo Largo. Southwest Airlines : vers La Havane, 6 vols par jour depuis Fort Lauderdale, deux depuis Tampa et un depuis Orlando. Elle souhaite aussi opérer à Fort Lauderdale deux vols par jour vers Varadero et un vers Santa Clara. United Airlines : vers La Havane, un vol quotidien depuis Newark (plus un deuxième le samedi), et un vol tous les samedis depuis Chicago, Houston et Washington. On imagine sans mal le casse-tête pour les autorités de l’aviation civile des deux pays pour répartir toutes ces demandes de façon à assurer un minimum de concurrence…

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Dubreuil va lancer un low cost long courrier

Le groupe Dubreuil propriétaire d’Air Caraïbes lancera une compagnie sur le modèle d’une low-cost long-courrier et a annoncé la commande d’un nouvel Airbus A350 et d’un Airbus A330-300 version 242 tonnes. Aujourd’hui, le groupe Dubreuil a annoncé les résultats financiers de 2014 pour sa filiale Air Caraïbes. La compagnie spécialisé de la zone Caraïbe a enregistré un chiffre d’affaires de 358 millions d’euros et la compagnie a transporté 1 228 000 passagers. Après avoir annoncé les bonnes performances de sa filiale Air Caraïbes, le groupe Dubreuil a annoncé le lancement d’une nouvelle compagnie aérienne privée française. Cette nouvelle compagnie serait baptisée du nom de code « SUNLINE » et serait orientée vers le marchés du loisirs. Cette compagnie se basera sur le modèle d’un transporteur d’une low-cost long-courrier. Le groupe Dubreuil a également annoncé la commande d’un nouvel Airbus A350-900 et l’acquisition d’un Airbus A330-300 neuf. La commande de l’Airbus A350-900 vient s’ajouter aux 6 autres exemplaires annoncés en 2013 pour Air caraïbes (voir actualité). La livraison de ces appareils devraient intervenir entre décembre 2016 et 2024 pour la compagnie Air Caraïbes. Concernant l’Airbus A330-300 il sera destiné à la nouvelle compagnie. Il s’agira d’un A330-300 en version 242 tonnes et la livraison devrait intervenir en juin 2016 pour le lancement de la nouvelle compagnie. Le Groupe DUBREUIL communiquera ultérieurement, le nom de la marque retenue pour ce projet de nouvelle compagnie, la configuration de l’appareil et les destinations retenues. Jean-Paul Dubreuil, Président du Conseil de Surveillance du Groupe DUBREUIL déclare : « Depuis 12 ans, notre Groupe a fait ses preuves, au travers du succès d’Air Caraïbes, de son savoir-faire en matière de transport aérien long-courrier. Dans un marché mondial dynamique, nous estimons qu’il y a une place en France pour un transporteur solide, dédié aux liaisons long-courrier à fort trafic, et capable de générer des coûts compétitifs tout en offrant un service client de qualité. Une compagnie fondée sur de toutes nouvelles bases, dotée d’avions les plus efficaces, adossée à un groupe privé solide et compétent, a toutes les chances de réussir et de contribuer au développement du transport aérien français. » Rappelons qu’en février 2015, le groupe Dubreuil avait présenté un projet de rachat de la compagnie Corsair (voir actualité) mais un mois après cette annonce le groupe renoncait à ce rachat (voir actualité).

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Un incentive pour prendre l’avion

12106192_182444322092080_373909293_nLa vie est étonnante. Il y a encore deux ans, prendre l’avion ne me posait aucune difficulté. Maintenant, pourtant, je suis obsédé par tout ce qui est susceptible de tourner à la catastrophe pendant le vol. Et vous ne pouvez imaginer combien c’est handicapant. Le décollage, en particulier, est un moment très délicat. J’en suis donc venu comme beaucoup de voyageurs à me bourrer de cachetons avant chaque vol. C’est la seule façon que j’ai trouvé de m’insensibiliser, de pouvoir continuer à voyager. Curieusement, je ne vois pas d’où me vient cette terreur. A croire que j’ai refoulé un événement traumatisant. J’ai l’impression que c’est arrivé tout doucement, au fil de tous ces vols que je suis amené à faire un peu partout. Je me souviens qu’au début, c’était plutôt léger. Puis j’ai commencé à avoir des noeuds au ventre avant d’embarquer. Désormais, l’inquiétude me pousse à détailler les stewarts pour déterminer si oui ou non ils cachent quelque chose aux passagers ! Ca vous donne une idée du niveau d’angoisse dans lequel je baigne. Et les anxios montrent leur limite. Je sais pertinemment que tout ça n’est pas normal. Mais me noyer sous des paroles rationnelles est complètement inutile : lorsqu’un collègue me répète pour la centième fois que ça reste le moyen de transport le plus sûr, j’éprouve l’envie de le faire passer par le hublot ! Car non seulement ça ne me console pas, mais c’est par ailleurs une déclaration complètement mensongère ! Pour conduire à un tel résultat, les compagnies aériennes font en réalité appel au nombre de kilomètres effectués par les moyens de transport et le nombre d’accidents recensés. Mais ce mode de calcul est absurde. Il serait plus cohérent de mettre en lumière le nombre d’accidents comparé au nombre de fois où l’on prend tel véhicule. Car l’on prend l’avion un peu moins souvent que la voiture, non ? Et si l’on calcule ainsi, l’avion devient dans ce cas plus mortel que l’automobile ! Cette expression toute faite est donc tout à fait falsifiée. Il y a peu, je me suis décidé à guérir de cette anxiété. Pour une raison purement pratique, car si j’en arrive à ne plus pouvoir prendre l’avion, je perdrai selon toute probabilité mon travail. Il est donc temps que je m’affranchisse de cette phobie. Heureusement, j’ai découvert qu’il existe des sites consacrés à la peur en avion (source : agence incentive). J’hésite même à assister à un stage censé résoudre ce problème. Ce n’est pas donné, mais si ça peut me délivrer de la peur, je suis preneur.

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Swiss de moins en moins cher

11376005_1663521480547977_1635031849_nLa compagnie aérienne Swiss permet depuis mardi de réserver des billets d’avions selon un nouveau système tarifaire, avec trois niveaux en classe Economie et un en classe Affaires qui offrent aux voyageurs « davantage de flexibilité et d’options ». Depuis le 23 juin 2015, la nouvelle grille de la compagnie nationale suisse est disponible sur tous les vols européens, ses clients bénéficiant de plus de flexibilité dans le choix du tarif et des services associés. Elle est lancée de concert avec Lufthansa et Austrian Airlines, « offrant ainsi aux voyageurs plus de cohérence pour leurs réservations au sein du groupe » dont Swiss fait partie (chez sa maison-mère et la filiale autrichienne, l’ouverture des réservations aux nouveaux tarifs interviendra ultérieurement dans le courant de l’été). Toutes les options tarifaires incluent le vol, le transport d’un bagage à main, un service de boissons et d’en-cas en vol, l’attribution définitive d’un siège lors de l’enregistrement à partir de 23 heures avant le départ ainsi que la collecte de miles de statut et de prime. Les passagers « ne sont donc pas privés des services de bord habituels de la compagnie, qui souhaite ainsi valoriser les produits régionaux de Suisse », précise le membre de Star Alliance dans son communiqué ; les tarifs et les prestations incluses « sont transparents, disponibles jusqu’à l’attribution du dernier siège, et combinables entre eux à l’aller et au retour ». Le nouveau tarif « Light » est l’option la plus avantageuse pour les personnes qui ne voyagent qu’avec un bagage à main et qui n’ont pas besoin d’une réservation modifiable. Moyennant un supplément, les voyageurs peuvent opter pour un bagage en soute (à partir de 19 CHF) ou un siège réservé (à partir de 12 CHF). Le tarif Light est commercialisé dès 99 CHF pour un aller-retour au départ de l’aéroport de Zurich et 79 CHF au départ de Genève (où cette option tarifaire remplace désormais le « Geneva Economy Light » existant). Le tarif « Classic » inclut tous les services jusqu’à présent offerts en Economy Class et inclut des prestations telles que le transport d’un bagage en soute et la réservation de siège. Il est disponible pour toutes les destinations européennes moyennant un supplément de 25 CHF par aller simple et de 50 CHF par aller-retour par rapport au tarif Light.

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A bord d’un F-16

Les Milles, à Aix-en-Provence, mercredi dernier. Il est approximativement 17h, quand je franchis la porte de la Fighters Academy et me manifeste à l’accueil. Quelques secondes après, le formateur vient m’accueillir et m’explique les bases du vol. Il me présente aussi la gamme de scénarios parmi lesquels choisir : séances de voltige, de reconnaissance, duel aérien… J’ai un peu l’impression d’être Quaid chez Rekall : l’aventure est à la carte. Evidemment, j’opte pour le duel (et on se demande pourquoi il y a la guerre ^^’). Ensuite je vais enfiler la combinaison vert kaki et et le casque de pilote avant de rejoindre la salle. Deux impressionnants cockpits sont au milieu de la zone. J’entre dans celui qui m’attend. Devant et autour de moi, un écran panoramique me donne une vision grand angle. Sous mes yeux, je détaille la fidèle réplique du tableau d’un F-16. La multitude de commandes est impressionnante et je me demande comment je vais pouvoir apprendre à piloter ça. Heureusement, mon copilote me vient en aide. Avec un viseur laser, il me montre les commandes principales, les réflexes à prendre, et le sens des chiffres et icônes inscrits dans mon viseur. Il fait preuve de pédagogie et de précision. Il sera là pendant le vol et me viendra en aide à chaque difficulté. Le moment est enfin venu de mettre les gaz. J’ai le manche en main, la manette des gaz dans une autre. Let’s go. Un instant plus tard, je culmine à 900 km/h à 15000 pieds. Le pied ! Les sensations sont assez fabuleuses. Certes, le cockpit ne bouge pas (snif) mais l’écran remplit tellement mon champ de vision que j’ai l’impression de tourner pour de bon. Le ciel est hyper-détaillé et bluffant. rusquement, mes spider-sens sont en alerte. Ah non, c’est mon radar, qui m’informe que quatre appareils ennemis viennent à ma rencontre. Il est temps d’engager le combat. C’est parti pour une demi-heure de voltige et d’adrénaline. Ca n’est peut-être qu’une simulation, mais le stress est bien réel ! Cette simulation de vol est en définitive encore meilleure que ce qu’on avait pu m’en dire. Si vous aimez les sensation (et la sécurité), c’est une expérience à vivre !

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Airbus n’est pas content…

… Contre Zodiac, et le fait savoir. Airbus hausse le ton. Alors que l’avionneur fait état à demi-mots, et ce depuis plusieurs mois, de son mécontentement vis-à-vis de Zodiac, le patron d’Airbus fait désormais connaître son courroux publiquement. « Je pense que les fournisseurs d’équipements de cabine feraient bien d’avoir un niveau de maturité industriel équivalent à ceux des fournisseurs d’avions ! », a asséné Fabrice Brégier, à l’occasion d’une rencontre organisée vendredi 17 avril par l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE). Si Fabrice Brégier prend soin de ne pas nommer Zodiac, il répondait bien à une question qui concernait les importants retards de livraisons de sièges d’avions de l’équipementier. « Ce n’est pas une exception, a toutefois précisé Fabrice Brégier. [Ces fournisseurs d’équipements de cabine] sont maintenant de grands industriels, pas des PME. Ils doivent mettre en place les dispositifs pour tenir leurs engagements ». Et de lâcher enfin : « Cela devient inacceptable ! » Au vu des retards de livraisons de Zodiac, Airbus et Boeing auraient selon l’agence Reuters dépêché des équipes chez l’équipementier pour aider l’entreprise à accélérer sa production. Olivier Zarrouati, le PDG de Zodiac, a récemment fait savoir que les problèmes seraient réglés d’ici la fin de l’été. Des problèmes qui prouvent que les maillons faibles de la chaine d’approvisionnement aéronautique ne sont pas seulement dans les PME. Des propos qui reflètent un niveau de tension croissant entre les constructeurs d’avions soucieux d’honorer leurs commandes et leurs fournisseurs, en pleine montée en cadence de production. Fabrice Brégier a d’ailleurs affirmé que le rythme de 60 A320 produits chaque mois à l’horizon 2020, contre 42 aujourd’hui, n’était « pas aberrant ». L’avionneur européen gère en parallèle la hausse des cadences de l’A350, son dernier-né, qui devrait atteindre la barre des dix avions produits par mois en 2018.

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L’ultime activité à sensations

J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas ce que je pourrai faire de plus extrême après ça. Cette semaine, en effet, au terme de deux longs mois d’attente, j’ai fini par faire mon baptême de l’air en avion de chasse. Une escapade colossale qui pourrait s’assimiler à un pur shoot d’adrénaline.
Je me suis présenté à neuf heures dans le Val-d’Oise. C’est là, à l’aéroport, que j’ai découvert mon pilote. Un ancien qui a quelques milliers d’heures de vol à son actif, et qui m’a aussitôt mis à l’aise. Un peu tendu, j’ai assisté au briefing. Enfin nous avons tiré au hasard notre ordre de passage. Car oui, nous étions 3 à tenter l’aventure ce jour-là.
Je passais en seconde position, mais n’ai pas dû à attendre longtemps. Dès que le premier candidat a rejoint l’appareil, un membre de l’équipe m’a demandé d’aller me préparer. Je suis donc allé passer ma tenue de pilote. J’avais à peine rejoint le tarmac que l’appareil revenait. Quoi ? Une demi-heure s’était déjà écoulée ??
J’ai rallié le Fouga. Si vous ne connaissez pas ce modèle, sachez qu’il n’est pas aussi frappant qu’un véritable avion de combat. Inutile de vous faire une carte postale à la Top Gun. Le design du Fouga atteste en outre qu’il n’est pas récent (en même temps, sa réalisation remonte aux années 50). Mais les apparences sont trompeuses. Je savais surtout qu’il s’agit d’un avion d’entraînement, et qu’il est de ce fait maniable et permet d’avoir de bonnes sensations de vol.
Je me suis hissé dans la cabine et à peine installé, l’équipe m’a harnaché à mon siège. Un véritable ballet où chacun savait ce qu’il avait à faire. Finalement la verrière a coulissé et l’avion s’est acheminé en bout de piste de décollage. Cette fois, j’y étais : je matérialisais un vieux rêve…
Le décollage était moins brutal que ce qu’on m’avait dit. L’appareil s’est élevé dans les airs sans heurts. J’étais surpris. J’avais déjà volé dans un Cessna, et le vol avait été beaucoup plus agité dans ce dernier !
La vue qui s’étendait au-delà de la verrière était superbe. Puis le pilote est descendu et s’est mis à voler à basse altitude. Je pouvais voir chaque détail du paysage tellement nous étions proches du sol ! C’est avec une boule au ventre que j’ai alors entendu le pilote m’informer que nous allions commencer les acrobaties aériennes. Evidemment, j’étais là pour ça. Mais la théorie ne pèse plus bien lourd une fois qu’on est sur place, sur le point de vivre l’expérience.
La première figure m’a fait l’effet d’une gifle. Tout mon organisme s’est retrouvé scotché contre mon siège. J’avais l’impression que mes organes tentaient de changer de place. J’aurais aimé avoir une seconde pour retrouver son calme, mais le pilote a directement enchaîné sur une série de tonneaux. Une sensation à la fois enivrante et terrifiante m’a envahi, impossible à décrire. Après plusieurs virages et vrilles, je me suis senti bizarre. Mon champ de vision rétrécissait à vue d’oeil. Je me suis contracté au maximum, comme on me l’avais appris lors du briefing. Ma vue est redevenue normale, mais se réduisait chaque fois que je cessais de me contracter !
Dix minutes plus tard, lorsque je suis ressorti de l’appareil, j’étais trempé des pieds à la tête. Je n’avais pas bougé d’un pouce, et pourtant j’étais plus épuisé qu’après une journée de sport !
Si je n’avais qu’un mot à dire sur cette expérience, ce serait celui-ci : âmes sensibles s’abstenir ! Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en avion de chasse.

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